Douze des seize clubs maintenus en Ligue 1 ont changé d’entraîneur pour la saison 2026/27, un record qui rebat entièrement la hiérarchie salariale des bancs de touche. LPDJ Insight publie sa projection des rémunérations, poste par poste, dans l’attente des données officielles attendues en avril prochain.
L’essentiel
- Luis Enrique reste le mieux payé du championnat, à 1 000 000 € bruts mensuels, pour la troisième saison consécutive.
- La masse cumulée du top 10 est projetée à 2 530 000 €/mois, en recul apparent de 2,7% par rapport à 2025/26.
- La plus forte progression revient à Olivier Pantaloni : +100 % entre Lorient et Nice.
- Aucune baisse de salaire n’a pu être documentée parmi les cas comparables.
Face à cette vague de changements, quatre clubs ont choisi la continuité : le Paris Saint-Germain avec Luis Enrique, l’Olympique Lyonnais avec Paulo Fonseca, le Stade Rennais avec Franck Haise et Le Havre AC avec Didier Digard, prolongé d’un an plus une saison en option. Les deux promus, Le Mans FC et l’ESTAC Troyes, conservent également leurs techniciens, Patrick Videira et Stéphane Dumont.
Les entraîneurs les mieux payés de la Ligue 1 (projection 2026/27)
Le sommet de la hiérarchie ne bouge pas. Luis Enrique devrait conserver la première place avec un salaire de 1 000 000 € bruts mensuels, confirmé pour la troisième saison consécutive selon L’Équipe dans un article du 1er avril 2026.
En cumulant les dix postes les plus valorisés, la masse projetée atteint environ 2 530 000 €/mois, contre 2 600 000 € pour le top 10 réel de 2025/26, soit un recul apparent de 2,7%, sur la base de la moyenne des estimations disponibles. Cet écart s’explique presque entièrement par le cas strasbourgeois : le dernier montant documenté pour ce poste (150 000 €, Gary O’Neil) ne peut plus être comptabilisé depuis son départ.
Trois mouvements entre clubs français permettent une comparaison directe :
- Olivier Pantaloni enregistre la plus forte progression projetée, de 50 000 € à Lorient à une estimation de 100 000 € à Nice (dernier salaire connu du poste, Claude Puel), soit +100 %.
- Alexandre Dujeux passerait de 40 000 € à Angers à 50 000 € projetés à Lorient (+25 %).
- Bruno Genesio pourrait passer de 220 000 € à Lille à 230 000 € projetés à l’OM (+4,5 %).
Aucune baisse chiffrée n’a pu être établie parmi les cas comparables cette saison : tous les mouvements identifiés entre clubs de Ligue 1 se dirigent vers des postes historiquement mieux rémunérés.

1. Luis Enrique : Paris Saint-Germain
Leader incontesté du classement pour la troisième année, avec un salaire stable à 1 000 000 €/mois, aucune variation communiquée, le PSG mise sur la continuité totale.
Ancien club : Paris Saint-Germain (aucun changement).
2. Paulo Fonseca : Olympique Lyonnais
Seul entraîneur du top 5 à conserver son poste malgré une saison en dents de scie avec un salaire stable à 350 000 €/mois, John Textor a tranché pour la continuité plutôt que l’expérimentation.
Ancien club : Olympique Lyonnais (aucun changement).
3. Bruno Genesio : Olympique de Marseille
Succède à Habib Beye après deux saisons à Lille, pour un salaire projeté à 230 000 €/mois (+4,5% vs son salaire lillois), une estimation basée sur le dernier montant versé au poste. L’OM mise sur l’expérience après le tandem instable Longoria-Benatia !
Ancien club : LOSC Lille.
4. Davide Ancelotti : LOSC Lille
Fils de Carlo Ancelotti, il découvre son premier poste de numéro un en Europe après une expérience à Botafogo. La comparaison est impossible (hors Ligue 1 la saison passée), mais le salaire projeté est de 220 000 €/mois, un vrai pari de Lille sur un profil international.
Ancien club : Botafogo (Brésil).
5. Franck Haise : Stade Rennais FC
Reconduit à 180 000 €/mois pour assurer une certaine stabilité, Rennes privilégie la stabilité après une saison complète.
Ancien club : Stade Rennais FC (aucun changement).
6. Filipe Luis : AS Monaco
Ancien latéral de l’Atlético Madrid, il arrive libre après Flamengo pour succéder à Sébastien Pocognoli, remercié malgré un contrat courant jusqu’en 2027. La comparaison est aussi impossible, mais le salaire devrait être de 150 000 €/mois pour ce pari sur un profil sud-américain émergent.
Ancien club : Clube de Regatas do Flamengo (Brésil).
7. Liam Rosenior : Paris FC
Succède à Antoine Kombouaré, dont le contrat a été résilié après quatre mois. Là encore, sans comparaison possible (absent de Ligue 1 en 2025/26), le salaire pourrait être de 120 000 €/mois. Le Paris FC mise sur un profil anglophone connaissant déjà le championnat.
Ancien club : RC Strasbourg (jusqu’à son remplacement par Gary O’Neil).
8. Dino Toppmöller : RC Lens
Technicien allemand, il remplace Pierre Sage, parti à Crystal Palace, et signe jusqu’en 2028. Le salaire pourrait être de 100 000 €/mois, mais sans comparaison, pour permettre à Lens de miser sur l’expérience européenne.
Ancien club : Eintracht Francfort (Allemagne).
9. Olivier Pantaloni : OGC Nice
Remplace Claude Puel après une saison pleine à Lorient (10e). Il s’agit de la plus forte progression du classement : de 50 000 € à une projection de 100 000 €/mois (+100%). De belles retrouvailles avec un club où il a été formé joueur.
Ancien club : FC Lorient.
10. Julien Lachuer : Stade Brestois 29
Ancien adjoint d’Éric Roy, il assure la continuité du projet brestois dans un contexte de deuil pour le club après la disparition de son entraîneur en juin 2026. C’est un cas particulier qui rend toute comparaison impossible (nouveau titulaire), mais le salaire projeté est de 80 000 €/mois.
Ancien club : Stade Brestois 29 (adjoint).
11. Will Still : AJ Auxerre
Technicien anglo-belge de 33 ans, libre depuis son départ de Southampton, il succède à Christophe Pélissier. Impossible de comparer, mais pour information, le salaire serait de 75 000 €/mois. Auxerre mise sur un profil jeune et déjà connu du championnat français.
Ancien club : Southampton FC (Angleterre, Championship).
12. Alexandre Dujeux : FC Lorient
Passe d’Angers à Lorient après avoir fait partie des rares entraîneurs augmentés en 2025/26. La progression projetée passerait de 40 000 € à 50 000 €/mois (+25%). Un pari sur la continuité de sa progression.
Ancien club : Angers SCO.
13. Jens Berthel Askou : Toulouse FC
Technicien danois venu d’Écosse, il remplace Carles Martinez Novell pour un salaire autour de 50 000 €/mois. Avec ce choix, Toulouse mise sur un profil international peu coûteux.
Ancien club : Motherwell FC (Écosse).
14. Didier Digard : Le Havre AC
Prolongé pour une troisième saison consécutive (+1 an, +1 en option) après une 14e place, avec un salaire stable à 45 000 €/mois, et aucune augmentation communiquée malgré la prolongation. Autrement dit, Le Havre mise sur la continuité.
Ancien club : Le Havre AC (aucun changement).
15. Stéphane Gilli : Angers SCO
Limogé du Paris FC en février 2026, il rebondit à Angers pour faire rebondir l’équipe. Son salaire parisien est inconnu, et son salaire éventuel serait de 40 000 €/mois, en bas de tableau.
Ancien club : Paris FC.
16. Patrick Videira – Le Mans FC
Reconduit après la montée historique du club en Ligue 1, le salaire de Patrick Videira n’est pas connu, Le Mans n’ayant jamais évolué dans l’élite.
Ancien club : Le Mans FC (aucun changement).
17. Stéphane Dumont – ESTAC Troyes
Reconduit après la montée de Troyes, Stéphane Dumont poursuit, mais là encore, aucune donnée sur son salaire n’est accessible.
Ancien club : ESTAC Troyes (aucun changement).
18. Hugo Oliveira : RC Strasbourg
Après plusieurs mois sans titulaire, Strasbourg met fin au feuilleton en nommant le technicien portugais Hugo Oliveira, jusqu’ici entraîneur du FC Famalicão, qu’il a mené à une historique 5e place en Primeira Liga. Passé par le staff de Marco Silva pendant sept saisons en Premier League (Fulham, Everton, Watford, Hull City), il occupait à Famalicão son tout premier poste de numéro un. Aucune donnée salariale n’est pour l’instant accessible.
Ancien club : FC Famalicão (Portugal).

Note : l’infographie jointe ayant été finalisée avant l’annonce officielle du nouvel entraîneur de Strasbourg, elle ne mentionne pas Hugo Oliveira, nommé depuis à la tête du club. Par ailleurs, certaines informations restent manquantes à ce jour : le salaire de Stéphane Gilli au Paris FC (2025/26), les données chiffrées du Mans FC et de l’ESTAC Troyes, ainsi que les dates exactes de signature de plusieurs contrats (Fonseca, Haise, Rosenior).
Ce que révèle la nouvelle grille salariale
Douze clubs sur seize maintenus ont changé d’entraîneur (Strasbourg restant sans titulaire), contre quatre ayant choisi la continuité : PSG, Lyon, Rennes et Le Havre.
La progression la plus marquante reste celle de Pantaloni (+100 %), devant Dujeux (+25 %) et Genesio (+4,5 %). Aucune baisse n’a pu être documentée parmi les cas comparables : chaque mouvement identifié entre deux clubs français se traduit, sur le papier, par une progression du salaire de poste.
Les nouveaux arrivants venus de l’étranger (Ancelotti, Toppmöller, Filipe Luis, Will Still, Askou) représentent cinq des douze changements, contre un cas de promotion interne (Lachuer à Brest) et six recrutements de coachs déjà passés par la Ligue 1 ou un championnat voisin.
Qui gagne le moins en Ligue 1 ?
Les clubs à budget modeste ou promus ferment logiquement la marche. Angers SCO occupe la dernière place chiffrée avec une projection de 40 000 €/mois pour Stéphane Gilli, un montant à mettre en regard du minimum conventionnel LFP pour un diplômé DEPF (17 920 € bruts mensuels). Le Havre (45 000 €) et le duo Lorient/Toulouse (50 000 € chacun) complètent ce bas de tableau. Les deux promus, Le Mans et Troyes, n’ont encore aucune référence salariale en Ligue 1 : leurs montants restent à confirmer.
Le bas du classement en trois lignes :
- Angers SCO – Stéphane Gilli : projection à 40 000 €/mois, dernière place chiffrée du classement.
- Le Havre AC – Didier Digard : 45 000 €/mois, salaire stable malgré la prolongation de contrat
- FC Lorient / Toulouse FC – Alexandre Dujeux / Jens Berthel Askou : ex-aequo à 50 000 €/mois projetés
Nouveaux entraîneurs et nouvelles équipes pour la Ligue 1 2026/27
Douze des seize clubs maintenus changent de visage sur le banc cette saison, un renouvellement d’une ampleur inédite.
Les paris internationaux
Le LOSC a officialisé Davide Ancelotti (contrat de deux ans), qui découvre l’Europe après une première expérience à Botafogo. Monaco a fait un choix similaire avec Filipe Luís, champion du Brésil avec Flamengo en 2025, engagé jusqu’en 2028. Sa licence CONMEBOL n’étant pas reconnue équivalente à la licence UEFA Pro, ce choix coûtera au club 25 000 € d’amende par match. Le RC Lens a recruté Dino Toppmöller, ex-adjoint de Julian Nagelsmann au Bayern Munich, pour accompagner son retour en Ligue des champions.
La continuité choisie par quatre clubs
Le PSG (Luis Enrique), Lyon (Paulo Fonseca), Rennes (Franck Haise) et Le Havre (Didier Digard, prolongé) gardent leur technicien. Les deux promus, Le Mans et Troyes, font de même avec Patrick Videira et Stéphane Dumont.
Une seule promotion interne
Brest confie le poste à Julien Lachuer, ancien adjoint d’Éric Roy, dans un contexte de deuil pour le club après la disparition de son entraîneur en juin 2026.
Un dossier encore ouvert
Strasbourg reste, à ce jour, le seul club sans entraîneur officialisé, après le départ de Gary O’Neil pour Ipswich Town.
Méthodologie et sources
- L’Equipe – Les salaires de la Ligue 1 2026 : quelle est la hiérarchie parmi les 18 entraîneurs ?
- Sportune – Les salaires des entraîneurs de Ligue 1 cette saison 2025-2026
- Foot Mercato – Le classement des salaires des entraîneurs de Ligue 1 dévoilé !
Note : En l’absence de dossier salarial officiel pour 2026/27 à la date de rédaction (7 juillet 2026), les montants projetés reposent sur le dernier salaire mensuel brut connu à chaque poste. Cette méthode d’estimation est signalée explicitement dans les tableaux : il ne s’agit pas de montants personnels confirmés. Ces chiffres portent sur des données financières individuelles de personnes identifiées et restent des estimations prudentes, susceptibles d’évoluer.
